un groupe : Guy Le Levé, Marie Le Bihan et Michel Thépaut (vitraux)
La réalisation de ces six vitraux a été assurée par l’atelier Le Bihan, de Quimper.
Vitraux conçus par Guy Le Levé, Marie Le Bihan et Michel Thépaut
" ... De tout cet échanges épistolaire semblait se profiler une figure prégnante d'un Saint Mathieu voyageur
(... Lok-Mazé ... Pointe St Mathieu), "écriveur" acharné, figure au centre de notre travail.
Au vitrail nord, St Mathieu se montre entier, transporté par son écriture.
Au sud, il apparaît comme endormi par sa tête désolidarisée d'un corps dématérialisé, comme si son action d'Evangélistele faisait
aller outre toutes limites.
Et c'est peut-être dans l'axe Est/Ouest de la nef de la chapelle de Lok-Mazé, dans l'entre-deux des vitraux que St Mathieu
se révèle le plus justement."
L'auteur a choisi une seule composition pour les deux vitraux avec des variations colorées différentes pour chacun
d'eux afin de modifier la lecture de la composition.
L'espace et la dynamique sont définis par des colonnes hérissées traversant les vitraux de bas en haut ou basculant
sur les cotés.
Plusieurs lectures peuvent être faîtes : mise en croix, destruction du temple, couronne d'épines, ...
"Dans la verrière nord deux spirales opposées se rejoignent au centre dans un entrelac qui permet à l'idée "d'en haut" et "d'en
bas" de se développer à l'ombre du deuxième jour de la création : "qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare
les eaux d'avec les eaux" (Genèse 1.6).
"Dans la verrière sud l'image de la croix se trouve mise à l'épreuve de sa figuration. Les souples développements
concentriques sans cesse poussés vers l'extérieur associent le registre floral au dessin cruciforme fortement marqué
en jaune vif. C"est en quelque sorte associer l'éveil printanier du végétal au formidable espoir que la chétienté
naissante avait investi dans l'image de la crucifixion."